la confusion du sens est inévitable, de même la douleur qu'elle produit. La créativité apparaît à partir du moment où cette douleur ne se transforme pas en souffrance. La créativité est une acceptation de la douleur inhérente à la contrainte.

img

Bateson Gregory

G. Bateson, Vers une écologie de l'esprit : Tome 2, Édition revue et corrigée. Seuil, 2008.

"Il [Raymond Lulle] élabore alors son projet d'Ars magna comme système de langue philosophique parfaite qui permettra de convertir les infidèles. Cette langue aspire à être universelle parce que la combinatoire mathématique qui articule son plan de l'expression est universelle, et que le système des idées communes à tous les peuples que Lulle élabore sur le plan du contenu est aussi universel." p. 71

img

Eco Umberto

U. Eco, La recherche de la langue parfaite dans la culture européenne. Paris: Seuil, 1994.

"Parti d’une conception hilbertienne du signe écrit dans laquelle sa reconnaissance préconceptuelle est à la fois établie et repoussée à l’extérieur du domaine censé être exclusivement régi par le calcul, il a su pousser à la limite le point de vue en question jusqu’à le subvertir entièrement et faire surgir la question de l’apparition géométrique de la forme comme le problème fondamental du rapport entre calculable et non-calculable." p. 69

img

Lassègue Jean

J. Lassègue, « Turing, entre le formel de Hilbert et la forme de Goethe », Matière première, Revue d’épistémologie et d’études matérialistes, vol. « Modèles, simulations, systèmes», nᵒ n° 3, p. 57-70, 2008.

"Finalement, coupant le plan d'immanence de l'équateur cosmique, le codage symbolique connecte et traduit l'un [pôle Sud] dans l'autre [pôle Nord] 1) le monde de la complexité phénomènale qui monte des organismes et 2) l'univers en expansion des singularités sémantiques, l'écosystème des concepts, le temps virtuel des chants et des récits qui occupe l'hémisphère Nord." p. 78

img

Lévy Pierre

P. Lévy, La sphère sémantique : Tome 1, Computation, cognition, économie de l'information. Hermes Science Publications, 2011.

"un tel texte ne relève ni du muthos ni du logos, il ne se développe pas non plus entre eux deux mais se déploie sur un autre plan. [...] les motifs imagés qui servent à mettre en scène les divers traits se limitent à leur valeur d'emblème, ils de se relient pas entre eux pour nous inviter à une construction symbolique"

img

Jullien François

F. Jullien, Figures de l'immanence : pour une lecture philosophique du "Yi king", le "Classique du changement". Grasset, 1993.

"... l'insistance à minimiser la singularité de notre espèce et sa solitude insensée - pour la dissoudre dans un cosmos ou dans un fleuve du vivant qui lui donnerait un sens - ne correspond pas à une résurgence du sentiment religieux fondé sur un patriotisme de la nature et, en quelques sorte, au nom de l'idéal démocratique étendu à la sphère du non-humain, à une nouvelle mouture de l'éternelle alliance du sabre et du goupillon ?" p. 179

img

Prochiantz Alain

A. Prochiantz, Machine-esprit. Odile Jacob, 2001.

"D’un immense écosystème ouvert, le web mute aujourd’hui en une succession de ce que Tim Berners Lee nomme des « walled gardens », des jardins fermés, reposant sur des données propriétaires et aliénant leurs usagers en leur interdisant toute forme de partage vers l’extérieur. L’enjeu n’est alors plus simplement celui de l’ouverture des données, mais celui de la mise en place d’un méta-contrôle, un contrôle accru par la migration de l’essentiel de nos données sur les serveurs des sociétés hôtes, grâce à la banalisation du cloud computing : l’essentiel du matériau documentaire qui définit notre rapport à l’information et à la connaissance étant en passe de se retrouver entre les mains de quelques sociétés marchandes" p. 11

img

Ertzscheid Olivier

O. Ertzscheid, « ”Méthodes, techniques et outils. Qu'y aura-t-il demain sous nos moteurs ?” », Documentaliste - Sciences de l'Information, vol. 48, nᵒ 3, p. 10-11, oct. 2011.

"Pour le moment, ajoutons donc seulement à la caractérisation de la notion de symbole donnée plus haut le fait que, dans le cadre du point de vue formalisant, on entend par forme ce qui est susceptible d’être formalisé par le biais de symboles univoques, déployant, au moyen d’une grammaire explicite, une générativité propre, indexable sur le calcul et permettant l’élaboration de modèles dont l’adéquation avec la réalité empirique peut faire l’objet d’une estimation via des protocoles expérimentaux. On devine combien l’informatique est non seulement issue en droite ligne de cette nouvelle configuration du formel mais aussi qu’elle s’est épistémologiquement inscrite dans ce cadre qui lui semblait consubstantiel : la séparation radicale du hardware et du software, la neutralité a priori du codage, la portabilité du logiciel, ont permis de faire jouer à plein les ressources du calcul en vue de mettre en place le programme de la « naturalisation », en particulier celle des fonctions cognitives." p.7

img

Lassègue Jean

J. Lassègue, « Pour une anthropologie sémiotique ; recherches sur le concept de Forme symbolique », HDR, Université Paris Sorbonne-Paris IV, 2010.

"Le but du design combinatoire est précisément celui-ci : associer une pensée taxonomique avec un processus de construction d'objets." p. 247

img

Pachet François

F. Pachet, « Des machines à sortir de soi », in Le design de nos existences : A l'époque de l'innovation ascendante, Mille et une Nuits, 2008.

"La durée se dit en fonction des parties extensives et se mesure au temps pendant lequel ces parties appartiennent à l'essence. Mais l'essence en elle-même à une réalité ou une existence éternelle ; elle n'a pas de durée, ni de temps qui marque l'achèvement de cette durée" p. 291

img

Deleuze Gilles

G. Deleuze, Spinoza et le problème de l'expression. Paris: Éditions de Minuit, 1968.

"Le terme de folksonomie, néologisme issu de la contraction des termes anglais « folk » et« taxonomy », initialement proposé par [Vander Wal 07] désigne des pratiques d'indexation de contenu à l’aide de mots-clés, les tags, choisis librement par les usagers du système. Les folksonomies sont fondées sur un triptyque composé par l’objet étiqueté, l'étiquetage, et l'identité de l'étiqueteur. Celui-ci s'établit dans un environnement partagé et ouvert : l'information ajoutée par un individu est mise à la disposition de tous les membres appartenant au même réseau social. A ce titre les systèmes à base de folksonomies s'appuient sur les principes du web 2.0 et plus particulièrement sur les notions de partage, de développement collaboratif et d'intelligence collective." p. 2

img

Pirolli F.

F. Pirolli, « Apports des folksonomies dans le cadre d'un processus de veille: vers la prise en compte des spécificités informationnelles », 7ème Colloque du chapitre français de l’ISKO Intelligence collective et organisation des connaissances, 2009.

"Le problème se pose de la manière suivante : comment se re-territorialiser" dans les écologies des flux de savoirs et dans les espaces topologiques des savoirs ? Comment développer, dans ces espaces réticulaires numériques, des écritures qui portent à la fois la charge de produire et d'accroitre les relations ainsi que la nécessité cartographique d'en donner des représentation exploitables et de produire des outils de navigation adaptés ? " p. 33

img

Juanals Brigitte, Noyer Jean-Max

B. Juanals et J. - M. Noyer, « De l'émergence de nouvelles technologies intellectuelles », in Technologies de l'information et intelligences collectives, Hermes Science Publications, 2010.

"Une bonne part de notre travail consiste à polémiquer avec les métaphores qui nous désignent les objets, mais qui les masquent par le même mouvement, puisqu'ils ne nous donnent à percevoir le nouveau que dans l'assimilation à l'ancien. Mais il serait bien illusoire de penser que nous pourrions faire l'économie de la métaphore pour qualifier des objets nouveaux." p. 39

img

Jeanneret Yves

Y. Jeanneret, « La trivialité comme évidence et comme problème A propos de la querelle des impostures ». 2000.

"The soul and plants, the most ethereal and the most earthly entities, are, thus, united by their exclusion from the purview of respectable philosophical discourses in late modernity." p. 84

img

Marder Michael

M. Marder, « Plant-Soul: The Elusive Meanings of Vegetative Life », Environmental Philosophy, vol. 8, nᵒ 1, p. 83-100, 2011.

Les schémas (cf. photo) présenter pour expliquer la sémantique sont des ensemble clos où on ne distingue pas document et concept ce qui les rend très peu clair...

img

Goodman Nelson, Morizot Jacques

N. Goodman et J. Morizot, Langages de l'art: une approche de la théorie des symboles. J. Chambon, 1990.

"Tout se tient : la formule a une cohérence formelle qui l'assure comme seul schéma de la communication possible. Mais qu'on suppose une relation de l'ambivalence, tout s'écroule. Car il n'y a pas de code de l'ambivalence. Sans code, plus d'encodeur, ne de décodeur, les figurants s'envolent. Plus de message non plus, puisque celui-ci se définit comme "émisé et "reçu". Toute cette formalisation n'est là que pour éviter cette catastrophe. c'est là sa "scientificité". Ce qu'elle fonde en fait, c'est le terrorisme du code." p. 221

img

Baudrillard

Baudrillard, Pour une critique de l'économie politique du signe. Gallimard, 1972.

"Si l'on observe la production des cartes sur le réseau, on constate qu'elle consiste tout d'abord à présenter le contenu de certains sites ou d'un ensemble de sites web. [...] Elles sont plus ou moins complexes et prennent la forme de listes, de "portulant", de diagrammes ou de schémas à une, deux, voire trois dimensions. Il existe un deuxième type de production de cartes. [...] Très simples et parfois grossières, elles sont générées par des logiciels d'analyse statistique de grands corpus documentaires. [...] Un troisième type de carte vise la représentation des liens créés à partir d'un document ou vers celui-ci." p. 40

img

Juanals Brigitte, Noyer Jean-Max

B. Juanals et J. - M. Noyer, « De l'émergence de nouvelles technologies intellectuelles », in Technologies de l'information et intelligences collectives, Hermes Science Publications, 2010.

"Le courage intellectuel, c'est de garder actif et vivant cet instant de la connaissance naissante, d'en faire la source sans cesse jaillissante de notre intuition, et de dessiner, avec l'histoire subjective de nos erreurs et de nos fautes, le modèle objectif d'une vie meilleure et plus claire." p. 6

img

Bachelard Gaston

G. Bachelard, L'intuition de l'instant. LGF - Livre de Poche, 1994.

"APPRENDRE A LIRE UNE IMAGE [...] Au niveau élémentaire, [...] telle commune que le lecteur connait et qu'il souhaite pouvoir identifier [...] Au niveau moyens, [...] le lecteur verra dans la carte un document offert à différents type d'analyse [...] Au niveau de l'ensemble, la comparaison est possible avec d'autres distributions... [...] De nombreuses observations montrent que le lecteur s'installe le plus souvent au niveau élémentaire de lecture et qu'il éprouve des difficultés à adopter les niveaux moyens et plus encore le niveau d'ensemble. [...] Mais au fur et à mesure que les constructions en une image se multiplieront, que les rédacteurs observeront combien les figurations sont inefficaces ou installent l'information au niveau anecdotique, le lecteur apprendra à mieux utiliser les moyens perceptifs dont il est doté" p. 153

img

Bertin Jacques

J. Bertin, Sémiologie graphique les diagrammes, les réseaux, les cartes. Paris: Ed. de l'EHESS, 1999.

"pour établir une analogie pertinente entre la situation présente et une situation connue, il fallait procéder à une abstraction, c'est-à-dire à la découverte d'une propriété non identifiée comme telle jusque-là qui permet de voir la situation actuelle et la situation connu comme deux cas particuliers d'une même catégorie." p. IV

img

Sander Emmanuel

E. Sander, L'analogie, du naïf au créatif : analogie et catégorisation. L'Harmattan, 2000.

Axe de recherche

Langages symboliques

Evaluer au mieux la nature des langages symboliques pour montrer en quoi ils sont nécessaires et limités pour mettre en commun nos intelligences...

En savoir +

Formations

CDNL

Licence Professionnelle : Création Développement Numérique en Ligne

Plus d’infos

Axe de recherche

Intelligence collective

A partir d’une critique de l’intelligence collective vue comme une société d’insecte, nous élaborons une définition de l’intelligence collective basée sur l’éthique et la mise en commun de la réflexivité.

En savoir +

Recherches

3500

Auteurs lus

Actions

646245

Lignes de CSS

714953

Lignes de HTML

3444527

Lignes de JavaScript

8106911

Lignes de PHP

Diffusions

54

Conférences

32

Publications

1572

Etudiants

63486

KM parcourus