"On est donc en quête d'une théorie de la spatialité existentielle, on pourrait aussi dire : une théorie de l'inter-intelligence ou du séjour dans les sphères d'animation." p. 590

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Sloterdijk Peter, Mannoni Olivier

P. Sloterdijk, Sphères, microsphérologie. Tome 1, Bulles. Paris: Pauvert, 2002.

"la véritable opposition de Spinoza et de Leibniz : la théorie des expressions univoques de l'un s'oppose à la théorie des expressions équivoques de l'autre. [...] Si bien que l'expression est le support d'un double mouvement : ou bien on enveloppe, on implique, on enroule l'exprimé dans l'expression, pour ne retenir que le couple "exprimant-expression" ; ou bien on développe, on explique, on déroule l'expression de façon à restituer l'exprimé ("exprimant-exprimé")" p. 310

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Deleuze Gilles

G. Deleuze, Spinoza et le problème de l'expression. Paris: Éditions de Minuit, 1968.

"c'est par leur esprit, non par leur corps, que les humains se distinguent des non-humains, notamment par cette intelligence réflexive de soi que Descartes nomme le cogito, et c'est aussi par leur esprit, hypostasié en un sorte d'âme collective, qu'ils se distinguent les uns des autres dans des ensembles unifiés par le partage d'une langue, d'une culture, d'un système d'usages." p. 73

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Descola Philippe, Collectif

P. Descola et Collectif, La Fabrique des images : Visions du monde et formes de la représentation. Somogy éditions d'art, 2010.

"Tout acte d’imitation repose sur un prélèvement : l’identification d’une caractéristique estimée pertinente dans un organisme ou un système vivant, perçu ou modélisé en vue de son intégration dans des objets ou dans des techniques du corps. Même si ces opérations isolent des fonctions biologiques pour les reproduire dans des objets, cette ponction s’effectue le plus souvent en prenant en compte le milieu au sein duquel vit un organisme." § 5

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Provost Fabien, Kamili Lauren, Pitrou Perig

F. Provost, L. Kamili, et P. Pitrou, « Enquêter sur l’imitation du vivant », Techniques Culture, vol. n° 73, nᵒ 1, p. 208-221, juill. 2020.

"c'est à la théorisation d'une économie des affects - capable donc d'inclure ce que les expectations peuvent avoir d'irrational - qu'il appartiendra de redonner sa substance (purement modale) à cette épaisseur subjective, et de retrouver ce qu'il peut y avoir d'humain dans le coeur des agents économiques" p. 62

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Citton Yves

Y. Citton, « Entre l'économie psychique de Spinoza et l'inter-psychologie économique de Tarde », in Spinoza et les sciences sociales : de la puissance de la multitude à l'économie des affects, Paris: Éd. Amsterdam, 2008, p. 45-68.

"Or, dès que l’on accorde une valeur constituante aux mathématiques dans la construction de l’objectivité, surgit un autre sens des concepts de forme et de symbole qui n’est plus lié à l’atomisme logique ou physique et à sa méthodologie discrète, mais à une version renouvelée du schématisme qui se fixe pour objectif la reconstitution d’une synthèse des trois pôles d’activités présents dans la perspective kantienne : l’élaboration de la perception, la constitution de l’objectivité et la compréhension du sens. C’est ce qu’a tenté la perspective morphologique." p. 12

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Lassègue Jean

J. Lassègue, « Pour une anthropologie sémiotique ; recherches sur le concept de Forme symbolique », HDR, Université Paris Sorbonne-Paris IV, 2010.

« Ce besoin de réflexion philosophique sur le calcul et de réflexion formelle sur la philosophie motive toute une activité de recherche fédérant philosophes et informaticiens. » p. 90

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Sallantin Jean

J. Sallantin, « Philosophie et calcul aujourd'hui : Deleuze et les triades de la substance chez Spinoza », in Mathématisation du sensible Sur l'oeuvre de Daniel Parrochia, Editions Universitaires de Dijon, 2009, p. 90-110.

"Le terme "adéquat", chez Spinoza, ne signifie jamais la correspondance de l'idée avec l'objet qu'elle représente ou désigne, mais la convenance interne de l'idée avec quelque chose qu'elle exprime." p. 118

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Deleuze Gilles

G. Deleuze, Spinoza et le problème de l'expression. Paris: Éditions de Minuit, 1968.

"La « nature » est prise dans la mince épaisseur qui tient, l'une au-dessus de l'autre, sémiologie et herméneutique ; elle n'est mystérieuse et voilée, elle ne s'offre à la connaissance, qu'elle déroute parfois, que dans la mesure où cette superposition ne va pas sans un léger décalage des ressemblances. Du coup, la grille n'est pas claire ; la transparence se trouve brouillée dés la première donne. Un espace sombre apparaît qu'il va falloir progressivement éclairer. c'est là qu'est la « nature » et c'est cela qu'il faut s'employer à connaître. Tout serait immédiat et évident si l'herméneutique de la ressemblance et la sémiologie des signatures coïncidaient sans le moindre oscillation. Mais parce qu'il y a un « cran » entre similitudes qui forment graphisme et celles qui forment discours, le savoir et son labeur infini reçoivent là l'espace qui leur est propre : ils auront à sillonner cette distance en allant, par un zigzag indéfini, du semblable à ce qui lui est semblable." p. 45

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Foucault Michel

M. Foucault, Les Mots et les choses. Gallimard, 1990.

"Le diagramme est le lieu de cette vérité qui ne se saisit pas par une succession d’inférences logiques, mais globalement, intuitivement, dans une dimension intellectuelle et corporelle qui passe par le geste." p. 184

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Jedrzejewski Franck

F. Jedrzejewski, « Diagrammes et Catégories », Philosophie, Université Paris-Diderot - Paris VII, Paris, 2007.

"de faculté naturelle liée à la capacité d’intuition et de perception des formes, la pensée devient d’abord la capacité de reconnaissance des caractères puis ensuite la capacité de distinguer des marques. Les trois niveaux dégagés par Hilbert décrivent donc un parcours sémiotique singulier qui fait passer de la forme spatiale intuitionnée au caractère typographique matériel, parcours rendu possible par une auto-restriction finitiste de la pensée par elle-même et par une assimilation de la notion de forme à celle de signe d’abord puis par une restriction la notion de signe à celle de marque ensuite." p. 50

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Lassègue Jean

J. Lassègue, « Pour une anthropologie sémiotique ; recherches sur le concept de Forme symbolique », HDR, Université Paris Sorbonne-Paris IV, 2010.

"Cette maîtrise symbolique du végétal est la part la plus visible et spectaculaire de l'art des jardins rendue possible par cette maîtrise tout aussi fondamentale, le plus souvent souterraine et, en tout cas, à fleur de terre, celle de l'eau, des ses formes et effets, dont le jaillissement témoigne superbement du caractère gratuit, en même temps qu'éphémère mais toujours renouvelé, de la Création." p. 191

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Nys Philippe

P. Nys, Le jardin exploré : une herméneutique du lieu. Besançon: les Éd. de l'Imprimeur, 1999.

"Le processus cognitif d'interprétation des textes en langues naturelles repose largement sur la capacité à identifier des unités textuelles emboîtées récursivement." p. 274

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Lévy Pierre

P. Lévy, La sphère sémantique : Tome 1, Computation, cognition, économie de l'information. Hermes Science Publications, 2011.

"on cite la boutade de Hilbert qui, en géométrie, disait que, selon sa perspective, il devenait possible de remplacer «point», «droite» et «plan» par «bock de bière», «chaise» ou «table». Cependant, en s’en tenant à l’idée qu’il suffit d’écarter tout contenu sémantique pour formaliser l’axiomatique, on se prive d’une véritable réflexion sur la nature du geste accompli, qui cache en fait une réflexion sémiologique plus subtile." p. 59

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Lassègue Jean

J. Lassègue, « Turing, entre le formel de Hilbert et la forme de Goethe », Matière première, Revue d’épistémologie et d’études matérialistes, vol. « Modèles, simulations, systèmes», nᵒ n° 3, p. 57-70, 2008.

"L'opération technique pose d'abord des questions de moyens et de "comment faire". L'activité humaine pose d'abord des questions de fins, de sens et de "pourquoi faire". Jusqu'ici, la raison des fins encadrait et guidait plus ou moins la raison des moyens. Mais que se passe-t-il quand la puissance des moyens débordant tout contrôle, elle se développe pour son propre compte et tend à devenir à elle-même sa propre fin ?" p. 243

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Linard Monique

M. Linard, « Autoformation, éthique et technologies : enjeux et paradoxes de l'autonomie », in Autoformation et enseignement supérieur, Hermès / Lavoisier, 2003, p. 241-263.

"L'idée inadéquate, c'est l'idée inexpressive et non expliquée : l'impression qui n'est pas encore expression, l'indication qui n'est pas encore explication." p. 136

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Deleuze Gilles

G. Deleuze, Spinoza et le problème de l'expression. Paris: Éditions de Minuit, 1968.

"La plante contemple en contractant les éléments dont elle procède, la lumière, le carbone et les sels, et se remplit elle-même de couleurs et d'odeurs qui qualifient chaque fois sa variété, sa composition : elle est sensation en soi." p. 200

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Deleuze Gilles, Guattari Félix

G. Deleuze et F. Guattari, Qu'est-ce que la philosophie ?. Les Editions de Minuit, 2005.

"D'un bout à l'autre de l'ouvrage, le Yi King insiste sur la connaissance de soi. La méthode suivant laquelle ce résultat doit être obtenu ouvre la voie à toutes sortes d'abus, et elle n'est donc pas faite pour des esprits frivoles ou manquant de maturité ; elle n'est pas non plus destinée aux intellectualistes et aux rationalistes. Elle ne convient qu'à des gens de pensée et de réflexion qui aiment à méditer sur ce qu'ils font et sur ce qui leur arrive, tendance qu'il ne faut pas confondre avec la rumination morbide de l'hypocondriaque." p. 140

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Jung Carl Gustav

C. G. Jung, « Préface à l'édition anglaise du Yi King », in Commentaire sur le mystère de la Fleur d'Or, Albin Michel, 1979.

"Mais plutôt que de s'associer aux croisades à la mode contre les méfaits du modernisme, plutôt que de prêcher la réhabilitation des valeurs transcendantales en déroute ou de s'abandonner aux délices désabusés du post-modernisme, on peut tenter de récuser le dilemme du refus crispé ou de l'acceptation cynique de la situation." p. 9

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Guattari Félix

F. Guattari, Cartographies schizoanalytiques. Galilée, 1989.

"L’arbre, parce qu’il met à plat une combinatoire avec d’autres symboliques et d’autres imaginaires produit une hiérarchie des cas possibles et continue à travers l’histoire de symboliser l’ordre taxinomique. Il ne faut pas croire que la forme de l’arbre est restée inchangée ou que ce qui a changé n’est que son point d’application. L’arbre du Moyen Age est pourvu de racines qui participent autant que les branches et les feuilles à la classification des objets. La circulation des flux dans cet arbre ne va pas que des racines aux feuilles. La forme elle-même change. Au fil des siècles, les racines disparaissent et à l’âge classique les arbres n’ont plus qu’une racine unique, voir plus de racine du tout. Ce qui change n’est pas le point d’application, mais l’opératoire qui est associée à l’arbre en tant que diagramme." p. 140

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Jedrzejewski Franck

F. Jedrzejewski, « Diagrammes et Catégories », Philosophie, Université Paris-Diderot - Paris VII, Paris, 2007.

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Evaluer au mieux la nature des langages symboliques pour montrer en quoi ils sont nécessaires et limités pour mettre en commun nos intelligences...

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